3 livres par mois #1

Parmi mes résolutions annuelles, il y en a une qui revient tout le temps et que je n’arrive jamais à tenir : lire plus.

J’ai des listes à rallonge de ce que j’aimerai lire, ce que je voudrai acheter et des petits tas de livres s’entassent par-ci par-là dans mon appart’. Ce n’est pas vraiment que je n’ai pas le temps, c’est plutôt que j’ai des sortes de cycles de lectures. Des moments où je peux terminer un livre en une semaine et d’autres où je mets des mois.

Du coup, histoire d’adopter de nouvelles habitudes pour la rentrée, je me suis dit que faire un petit compte rendu de mes lectures ici m’aiderait à tenir le cap et à lire régulièrement. Je n’avais pas spécialement envie de me fixer des objectifs précis, mais si je ne le fais pas je ne serais pas assidue, du coup pour l’instant je vais partir sur 3 livres par mois et on verra comment ça se passe sur le long terme :)

Ce premier compte rendu est un peu faussé, car j’ai lu Le test au mois de février, Ne lâche pas ma main au mois d’août et je n’ai pas encore terminé La vérité sur l’affaire Harry Québert.

Le test, Stéphane Allix

le-testJ’ai acheté ce livre après en avoir entendu la pub à la radio. Ce n’est pas vraiment un roman mais plutôt le récit d’une expérience vécue par l’auteur.
L’histoire : à la mort de son père Stéphane Allix cache 6 (ou 7 je ne sais plus) objets dans son cercueil et va consulter 6 médiums différents pour voir s’ils arrivent réellement à communiquer avec l’au-delà (et donc révéler le contenu du cercueil).

Le sujet m’intriguait déjà mais les reportages que j’avais vu sur ce sujet avaient toujours un côté « spectaculaire », montrant des médiums plongés dans le noir dans une pièce avec de gros rideaux en velours. Ils montraient surtout la détresse des individus et ça finissait toujours en crise de larmes. Forcément en voyant ce genre de choses on ne peut que se dire qu’il y a un marché un peu louche là-dessous et que certains peuvent être tentés de se prétendre « médiums » et raconter une série de clichés en échange de (grosses) sommes d’argent.

Je connaissais Stéphane Allix de nom et le fait de savoir qu’il était journaliste me laissait penser que l’expérience serait faite de façon plutôt neutre et aussi rationnelle que possible. Je me suis plongée dans cette lecture et ai refermé le livre à peine quelques jours plus tard. Je l’ai ensuite fait lire à mon copain, ma mère et ma sœur, ça vous laisse imaginer ce que j’en ai pensé…

Je ne crois pas que l’on puisse dire de ce genre de livre « J’ai aimé » / « J’ai pas aimé », là n’est pas vraiment la question. Même si de mon côté je l’ai lu avec curiosité et impatience, je l’ai surtout trouvé rassurant. Rassurant car l’auteur se montre méfiant des médiums. Lors des entretiens il ne parle pas et laisse le médium raconter ce qu’il ressent. Il ne réagit pas spécialement à ce qu’il apprend et se contente souvent de dire oui ou non. Il est critique et il consulte 6 médiums différents, qui ne se connaissent pas et ne le connaissent pas lui non plus.

Cette lecture n’a pas vraiment changé mon opinion sur le sujet. L’idée me parait un peu « trop belle pour être vraie », un peu trop « extraordinaire », mais il y a quand même des choses vraiment surprenantes. Je pense que je serai vraiment convaincue le jour où je ferai ce genre d’expérience personnellement. En attendant, l’idée qu’il se passe quelque chose après la mort et que nos proches disparus sont disponibles et apaisés quelque part me plait bien.
Autre chose qui m’a beaucoup plu : le détachement de l’auteur par rapport au sujet (bien qu’il soit directement concerné !). La mort est présente tout au long du livre, mais il n’y a rien de triste et d’angoissant, tout est raconté d’une façon très neutre et sans aucun pathos.

Ne lâche pas ma main, Michel Bussi

ne-lache-pas-ma-mainAutre sujet pour ce livre : un roman policier à la Réunion.
Je l’ai acheté avant de partir en vacances en me disant qu’il serait parfait à lire sur la plage, et qu’à défaut de partir en vacances sur l’île j’y voyagerai pendant ma lecture.

Bon et bien je crois que les 9 ans passés en couple avec un réunionnais m’ont donné de bonnes notions ! J’ai compris toutes les allusions à la culture, à la gastronomie, aux lieux. Tout y est mentionné : le carry, la dodo, le Maïdo, la plaine des cafres, le zamal… c’est même un peu trop. On dirait presque que l’histoire n’est là que pour servir tous les « clichés » et lieux cultes de la Réunion. J’ai essayé de me renseigner sur l’auteur en imaginant qu’il était peut être réunionnais ou qu’il y avait passé du temps, mais à première vue une partie de ses livres se passent en Normandie… Son attrait pour la Réunion reste donc un mystère pour moi et je reste sur l’idée que l’intrigue aurait pu se passer n’importe où ailleurs.

Quoiqu’il en soit, l’histoire est sympa (même si elle me paraît peu probable) et se lit facilement sur la plage :-)

La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker

lvhqJ’ai commencé ce livre au retour de vacances, mi août. J’étais bien partie pour le terminer en une semaine, mais la rentrée m’a rattrapé et je ne l’ai pas encore fini !

Au niveau de l’histoire : un écrivain cherche l’inspiration pour son deuxième roman et son rend chez son ami, Harry Quebert, lui aussi écrivain. A ce moment-là, Harry Quebert se retrouve accusé du meurtre de Nola, une jeune fille de 15 ans (portée disparue des années auparavant), avec qui il a eu une liaison.

Tout ce que j’avais entendu à propos de ce livre est vrai : l’histoire est prenante, il se lit super vite et une fois qu’on commence la lecture, difficile de s’arrêter. Pourtant je l’ai fait : j’ai ralenti mon rythme de lecture à la 600ème page, croyant avoir compris le dénouement. J’ai quand même persévéré jusqu’à tomber sur un rebondissement que je n’avais pas envisagé et qui a re-motivé ma lecture !

Alors une chose est sûre, Le livre des Baltimore (la suite) fera parti du prochain « 3 livres par mois » :-)