Les petites victoires

Ça fait un petit moment que je pense à écrire cet article. Pour partager mon expérience, mais surtout pour avoir une trace des mes progrès ou du moins de mon évolution.

J’ai commencé à courir il y a un petit moment déjà et début mai j’ai décidé de me fixer un challenge : participer à une course officielle de 10 km. Je n’ai encore jamais couru cette distance mais suis assez motivée et j’ai réussi à entraîner mon amoureux, ma sœur et mon beau-frère dans cette aventure. Face à 3 témoins / co-équipiers je n’ai pas le choix : je suis obligée de réussir !

Une nouvelle rubrique va donc voir le jour ici. Je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre, j’aimerai pouvoir faire un compte rendu par semaine mais à raison de 2 séances par semaine je ne suis pas sûre d’avoir beaucoup de contenu pour ce rythme là. On verra bien, en attendant voici le premier article qui va poser un peu le contexte et mon niveau de base.

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– Tout est dans la tête –

Mon tout premier jogging remonte à avril 2011 et c’était horrible.

J’ai suivi une copine qui trouvait ça génial. Pour elle courir permettait de se vider la tête tout en faisant une activité et elle m’avait proposé de l’accompagner. J’ai couru 12 minutes avec beaucoup de pauses, de ralentissements et de points de côté. Je n’ai pas eu envie de courir pendant plusieurs mois après cette première tentative mais j’étais restée sur un gros échec : je n’ai pas été capable de suivre ma copine (qui n’était pas une joggeuse professionnelle mais qui était tout de même capable de courir 45 mn tranquillement).

J’ai tenté une sortie quelques temps plus tard, seule. J’ai tenu 7 minutes, j’avais du mal à respirer et au bout de 5 minutes je ne pensais qu’à une chose : m’arrêter.
Je n’aimais pas l’idée de faire un effort sans avoir un retour bénéfique et j’étais toujours en situation d’échec et ça, ça ne m’allait pas. Alors je me suis fixée un objectif : réussir à courir 30 mn, peut importe le rythme et sans ressortir de souffrance.

J’ai trouvé sur un plan d’entrainement pour grands débutants : courir 30 minutes en 8 semaines. Le plan est assez bien fait, dans le sens où il n’est pas décourageant. Le principe est le suivant : 30 minutes d’activité, marche et course alternées. Le but étant, au fur et à mesure des séances, de réduire les temps de marche et d’augmenter les temps de course.

Bon et bien ça été dur !
Déjà parce que je m’ennuyais. Les 30 minutes me paraissaient longues, mais alors 30 minutes à faire quelque chose que l’on n’aime pas c’est encore pire. J’ai essayé de m’occuper l’esprit avec de la musique, sans musique, la radio, des livres audio, des podcasts et même des épisodes de séries TV dont je n’écoutais que la bande sonore… rien n’y faisait. Finalement, la seule chose qui a vraiment marché c’est le fait d’en avoir envie.
Je ne sais pas trop expliquer ce qui m’a donné envie mais j’ai vite remarqué que les jours où j’étais motivée pour courir ça me paraissait facile (ou plutôt moins pénible) et ceux où j’y allais en traînant des pieds me faisaient souffrir.

La deuxième chose sur laquelle j’ai dû travailler c’est mon mental et ma motivation. Courir seule c’est courir sans témoin, sans personne qui va nous dire « C’est bien, tu as réussi ». La seule personne qui pourra vous dire ça, c’est vous. Alors, moi qui voulais courir pour pouvoir dire « je suis capable de tenir 30 minutes sans m’arrêter », il m’était très facile de tricher : personne n’était là pour le voir.
C’est là que je me suis rendue compte d’une chose : le sentiment procuré par la défaite et bien pire que celui de la victoire. Lorsque je n’arrivais pas à finir une séance, même si c’était à la 27ème minute que je m’arrêtais, j’avais l’impression d’avoir échoué et pire encore : d’avoir fait une séance qui ne servait à rien (et donc des efforts inutiles).

Tout ça pour arriver à deux conclusions :

  • Quasiment tout est dans la tête.
    Toutes les personnes qui courent ont 2 jambes, 2 poumons et 1 cœur, ce qui fait vraiment la différence, c’est le mental. Lorsque je n’arrivais pas à finir une séance, ce n’était pas ma respiration ou mes jambes qui me bloquaient, c’était ma tête. C’est bête et facile à dire mais tellement vrai : quand on veut, on peut !
  • La deuxième chose que j’ai remarqué avec la course à pied, c’est qu’il n’y a pas d’efforts inutiles. Chaque séance est une étape de gagnée. Si elles sont régulières et respectées il n’y a pas de régression possible. Chaque kilomètre couru reste acquis.

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– Des objectifs oui, mais des objectifs réalisables –

La tête fait beaucoup de choses mais être motivée ne m’a pas suffi à réussir 30 minutes de course. Il m’a aussi fallu de la patience. Mon objectif de départ était quand même assez commun et ferait rire beaucoup de coureur pourtant j’ai eu besoin de beaucoup de temps pour y parvenir.

Avant de découvrir mon plan d’entraînement, je pensais atteindre mon objectif en 5 séances grand maximum, en courant 5 minutes de plus à chaque fois. Sauf que si on ne régresse pas en course à pied, on ne fait pas des bons de géant non plus ! Pour réussir à courir 30 minutes sans arrêt, le programme comporte 2 séances par semaine pendant 8 semaines… soit 16 séances (3 fois plus que ce que j’imaginais !). En effet, on ne gagne pas 5 minutes d’une séance à l’autre, les efforts sont intenses pour des résultats qui ne sont pas si flagrant.

Si on peut avoir tendance à se décourager, le mieux est de voir chaque séance accomplie comme un pas de plus vers l’objectif final et de bien garder en tête qu’une petite victoire vaut mieux qu’un échec.
Du coup, il vaut mieux ne pas voir trop grand dès la 1ère fois et préférer plusieurs petits objectifs réalisables plutôt qu’un seul insurmontable.

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– Même si tout est dans la tête, il faut penser à se faire plaisir –

Pour atteindre mon 1er objectif (courir 30 mn) je n’ai pas vraiment chercher à éprouver de bonnes sensation. Mon but était d’atteindre l’objectif un point c’est tout. Par la suite, une fois que je me sentais à l’aise avec et que j’étais capable de courir 30-45 mn sans avoir envie d’arrêter à chaque foulée, je me suis lassée de mon parcours habituel. J’ai vite remarqué que varier les sorties permettait de casser un peu la routine de la course à pied et si cela ne procure pas un plaisir extraordinaire, ça permet au moins de se changer les idées, de voir de nouvelles choses. La photo ci-dessus a été prise lors d’une sortie au Parc de la Tête d’or à Lyon, c’était super beau et le fait d’avoir plein de fleurs (et d’animaux !) à observer me divertissait et mon esprit se concentrait un peu moins sur l’effort.

Réfléchir à de nouveaux endroits, préparer de nouveaux itinéraires en amont d’une séance permet aussi de se motiver, de se préparer psychologiquement et d’éviter de reporter une sortie.

On parle souvent de courir en groupe pour se motiver. Ce n’est pas quelque chose qui marche pour moi. J’ai besoin d’être seule à mon rythme (sinon j’ai l’impression de devoir me mettre au niveau de la personne pour ne pas être un boulet et évidement je ne tiens pas le rythme).
Je vais courir avec mon copain, nous parcourons le même itinéraire mais à une vitesse différente. Parfois nous nous croisons ou terminons ensemble et c’est vrai que si j’allais courir seule, je me trouverai sûrement des excuses pour reporter.

– Et après ? –

Lorsque j’ai été capable de courir 30 minutes, j’ai eu tendance à me contenter de ça. 30 minutes, c’était bien et suffisant et j’arrivais à le faire. Et puis en discutant avec d’autres personnes qui couraient, on m’a dit qu’il valait mieux que je me fixe un objectif de distance et non pas de durée. J’ai trouvé ça très juste, c’est vrai que pendant mes 30 minutes de course, j’avais tendance à me dire « Peut importe si je cours plus vite ou non, ça ne fera pas avancer le temps« . Alors qu’avec un nombre de km pour but je pouvais me dire « Bon, si je cours plus rapidement j’aurai atteint l’objectif plus vite et donc la séance s’écourtera« . Je me suis alors fixée le cap des 5 km, que j’ai atteint assez rapidement finalement.

J’ai ensuite continué à courir mais très irrégulièrement. J’avais de très bonnes excuses : la nuit tombe vite en hiver, il fait trop chaud en été, je m’étais lavée les cheveux la veille… et surtout j’avais atteint mes objectifs sans ressentir aucun plaisir. On lit souvent qu’il y a un seuil à partir duquel courir est agréable mais je n’arrivais pas à le franchir. Quand j’y réfléchis bien, j’ai passé ce stade il y a seulement un mois. J’étais partie pour mes 5 km habituels, je savais que je les avais dépassé mais j’avais envie de continuer encore un peu. Ça me paraissait facile et finalement c’est la nuit qui tombait qui m’a arrêté.

Je crois que c’est ça qui marche pour moi et qui me donne l’envie de courir : atteindre mes objectifs. D’où la nécessité de m’en fixer des petits que je peux cocher rapidement. C’est un peu dans cette optique là et surtout pour franchir le cap du simple jogging que j’ai eu envie de participer à une course officielle. J’ai donc convaincue ma sœur de courir avec moi les 10 km de Lyon. Alors certes c’est au mois d’octobre, j’ai encore du temps pour réussir l’objectif des 10 km et peut être même que si la course était dans une semaine je m’en sortirai, mais cette fois j’ai encore un nouvel objectif puisque je vais devoir associer une distance avec un temps. Secrètement j’aimerai bien pouvoir annoncer 10 km en 1 h. Je dis bien « secrètement » car si je regarde mon rythme actuel j’en suis assez loin et même avec 4 mois d’entraînement ça me semble difficilement réalisable. Mais je vais essayer de m’entraîner avec cet objectif en tête, tout en étant consciente que j’annoncerai plutôt 1h10 :-)

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2 commentaires sur « Les petites victoires »

  1. Coucou Audrey ! Je te conseille d’essayer le « fractionné ». Il paraît que ça marche très bien (pour progresser). En plus, la voie verte me semble être un lieu idéal pour ce genre d’exercice. :) Tu vas y arriver ! Comme tu le dis si bien dans ton article : « tout est dans la tête » ! Des bisous.

    1. Je vais tenter ça, d’habitude je n’aime pas courir sur la voie verte, je trouve ça trop monotone mais avec le fractionné ça devrait être plus agréable :-) Bisous !

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